oct 152013
 

 J’anime un stage : « mener un projet d’écriture sur Scrivener » à l’Urfist de Toulouse le 12/12/2013. Informations ici et inscriptions

Un précédent billet sur ce blog présentait Scrivener, un traitement de texte conçu pour structurer aisément vos écrits, votre documentation et disposant de données d’organisation, comme les synopsis qui peuvent contenir des résumés et les métadonnées qui servent à étiqueter les différents écrits et la documentation à l’aide de mots-clefs.

Ce billet traitera de l’utilisation de ces métadonnées très utiles pour gérer un volumineux projet d’écriture comme une thèse.

Les différents modes de visualisation

D’abord, voici un rappel des différents modes de visualisation proposés par Scrivener. image001
Voici d’abord le mode édition, utilisé pour rédiger le texte. De gauche à droite, l’interface de Scrivener se divise en trois panneaux. Le classeur ou Binder (1) rassemble les items d’écriture et la documentation de travail, contenue dans le dossier « recherche » (1.1). L’éditeur (2)  permet de rédiger.A droite, l’inspecteur sert à gérer les données sur l’écrit ou sur la documentation, comme le synopsis (3) ou les différentes métadonnées (3.1) qui permettront de catégoriser les contenus

 

image2 Le mode panneau de liège ou corkboard permet de réfléchir à ce que l’on écrit en visualisant rapidement l’essentiel  des synopsis des éléments contenus dans un dossier. 

image3Le mode plan ou Outline permettra d’obtenir une vision panoramique de toutes les données (titre, synopsis, mais aussi le nombre de mots, les dates de création et de modification de chaque élément) pour un dossier particulier comme pour l’ensemble du projet d’écriture.

 

Les métadonnées

Les métadonnées sous Scrivener sont des mots-clefs que vous pouvez assigner aux différents éléments. Il y en a plusieurs types, avec des règles d’attribution et des visualisations différentes. Complémentaires du synopsis (qui peut contenir de longues phrases de description) elles constituent un moyen d’organisation supplémentaire utile pour repérer les thèmes transversaux de vos écrits ou de votre documentation, suivre un personnage, un lieu.

   

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Les étiquettes ou labels  sont des mots-clefs dotés d’une forte visibilité grâce à un code couleur qui sera visible peu importe le mode de visualisation. Ils serviront à établir une distinction importante, qui « saute aux yeux ». Supposons que je souhaite différencier deux thèmes  : histoire et économie afin de vite identifier les items (écrits, dossiers, ou éléments de documentation) qui correspondent à l’un ou l’autre.

 

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Un réglage permet d’afficher les couleurs des labels dans le classeur (cf image ci-dessus : les éléments classés sous le label histoire apparaissent en bleu, ceux classés économie apparaissent en vert). Elles se distinguent facilement et faciliteront le repérage des deux thèmes parmi des centaines d’items. Notez que peu importe le mode d’affichage – panneau de liège ou plan, les labels seront toujours visibles. L’inconvénient est qu’un élément ne pourra être affecté qu’à un et un seul label.

 

image7
Les états ou status  : la fonctionnalité est similaire aux labels, ils sont aussi très visibles et un seul état pourra être assigné à un item. Pour cet exemple, j’ai gardé les états proposés par Scrivener car ils correspondent à une nécessite de travail : suivre l’avancée du projet. Il s’agit de : To Do, First Draft, revised draft, version finale, terminé. Vous pouvez, bien sûr, les remplacer par d’autres termes qui vous conviendraient davantage.

 

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Dans cette vision du plan, on voit les états apparaître à droite de l’image, juste après les labels.  Notez qu’ils ne disposent pas de code couleur, seuls les termes apparaissent.

 

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Labels et états sont deux possibilités de créer et d’attribuer des mots-clefs à des items,  mais qui se basent sur une simple  liste de mot, avec la contrainte qu’un mot sera assigné à un seul item. Or il arrive qu’une note écrite, un document se range dans deux catégories : si, par exemple, vous décidez de suivre l’apparition de personnages dans vos écrits grâce aux métadonnées, et que plusieurs de ces personnages se rencontrent dans une scène, ou si plusieurs thèmes cohabitent dans un texte. Alors, la fonctionnalité des mots-clefs (1) peut être employée.
En effet, plusieurs mots-clefs peuvent être attribués à un item, et ces mots-clefs peuvent être hiérarchisés : ainsi, sur l’image visible ci-dessus, les mots-clefs Rugby et Football dépendent du mot-clef Sports.
En revanche, contrairement aux labels et états, les mots-clefs seront peu visibles, absents du mode plan. et représentés par un code couleur en mode panneau de liège. Néanmoins, il sera facile de retrouver les items classés à l’aide de ces mots-clefs via la fonction recherche de Scrivener. Pour cela, il suffit de sélectionner le mot-clef Garonne dans le panneau des mots-clefs (image ci-dessus) puis de lancer la recherche pour que tous les éléments « Garonne », écrits ou documents, apparaissent.

Il n’est pas obligatoire d’utiliser toutes ces fonctionnalités structurantes lors d’un projet d’écriture. Elles peuvent paraître superflues si on a peu d’items à gérer, et paraîtront trop contraignantes pour ceux qui désirent écrire librement au fil de l’eau. En revanche, elles seront très utiles pour gérer de vastes projets d’écriture comme une thèse.

 

(1) Fonctionnalité appelée mots-clefs par Scrivener, même si labels et états sont aussi des mots-clefs.

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