Déc 162015
 
Formateur consultant j’apporte des solutions pour maîtriser l’information, de la recherche à l’écriture.
Je dispense des formations pour des groupes, je propose aussi des cours particuliers à distance sûrs et efficaces
Domaines d’interventions : mener un projets d’écriture avec Scrivener, veille curation et recherche, Mind mapping avec Xmind,  gérer et diffuser les bibliographies avec Zotero, Mendeley ou Endnote, communiquer et veiller avec le réseau social Twitter (voir : formations et conseils)
J’interviens auprès d’un public de professionnels de l’information ou de la communication, chercheurs, journalistes, directement en entreprise, ou dans des organismes de formation : Unités de Formation à l’Information Scientifique et Techniques (URFIST) Association Professionnelle des Documentalistes (ADBS) Master Ingénierie du Document Électronique (Université Toulouse Jean-Jaurès) etc. (voir  : références et contact)
Jan 262016
 

Les flux RSS/ATOM permettent à l’internaute de recevoir de façon continue des informations spécialisées, les logiciels utilisés pour leur lecture se nomment « agrégateurs ». Si l’utilisation de ces flux pour nos pratiques informationnelles courantes semble passée de mode depuis l’avènement des réseaux sociaux sur Internet, ils demeurent pourtant essentiels pour qui veut mener une veille spécialisée, filtrer l’information, et ne pas dépendre entièrement des compagnies propriétaires des réseaux sociaux pour la réception des informations.

Bien sûr, le format RSS existait depuis des années cependant nous fûment nombreux à découvrir les flux comme moyen de s’informer au mitan des années deux mille; alors les blogs se développaient comme outil de publication sur le Web facilitant l’expression libre et rapide, les sites web aux bandeaux annonçant : «en cours de mise à jour» devenaient ringards.
Permettant de suivre simultanément de multiples sources, les agrégateurs convenaient parfaitement au client avide d’information que j’étais.

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En 2004 et 2005, mon agrégateur de flux ressemblait à ce qui apparaît dans l’image plus haut : des articles de blogs ou de sites d’actualité centralisés dans un même espace, au format identique afin d’en simplifier la lecture. Cette nouvelle façon de s’informer se situait dans la lignée du mouvement dit Web 2.0 qui permet à l’internaute d’être partie prenante dans la production de l’information. En effet, ce regroupement d’articles facilitait le classement des sources plus efficacement qu’avec les favoris du navigateur; avec les bons outils, il était possible de manipuler les flux d’informations : filtrer, combiner, rediffuser librement. Je n’étais sans doute pas le seul «fan» des flux RSS à espérer que toute l’information présente sur le Web soit disponible ainsi, libérée du support d’origine.

256px-Feed-icon.svgDe grands acteurs du Web encourageaient cette technologie. En 2004, le navigateur Firefox se dota d’une icône orange apparaissant dans la barre d’adresse lorsque le site consulté proposait un flux. Elle en deviendra le symbole et sera adoptée par de nombreux navigateurs et sites.

grEn 2005, Google inaugura Google Reader, son lecteur de flux en ligne, accessible depuis n’importe quel poste. Un outil gratuit, pratique, riche en fonctionnalités qui deviendra vite l’agrégateur le plus populaire.
Les blogs firent connaître les flux RSS comme moyen de s’informer à un grand nombre d’internautes, paradoxalement, ils annonçaient un autre mouvement qui allait considérablement freiner leur popularité. En effet, l’intérêt des fonctions sociales des blogs comme les commentaires sous les articles, la mise en réseau des blogs entre eux, se citant, partageant la même plateforme de publication (comme Skyblog.com) annonçaient le succès des réseaux sociaux.

De nos jours, nombreux sont ceux qui préfèrent s’informer sur Twitter ou Facebook plutôt que de suivre les flux d’informations de sites ou blogs. Ces réseaux permettent de recevoir ou de communiquer des informations de façon immédiate auprès de son réseau ou du monde entier et leur succès est tel que nombre de sites web préfèrent mettre en avant des comptes de réseaux sociaux associés et n’offrent plus de flux RSS/ATOM pour suivre leurs informations.
Pour mener une veille informationnelle ces réseaux présentent de nombreux avantages : mêler réception et diffusion de la veille, se renseigner sur les intérêts des personnes suivies en analysant les informations qu’elles partagent. Ces nouveaux outils sont attractifs pour celui qui souhaite veiller, soigner son image numérique et influencer. En parallèle, les blogs influents existent toujours, cependant leurs auteurs s’appuient davantage sur leurs comptes Facebook et Twitter que sur les flux RSS/ATOM pour propager leurs articles.

Les années 2010 virent les flux RSS/ATOM négligés par les mêmes grandes compagnies du Web qui les avaient adorés. En 2011, l’icône de Firefox 4, qui permettait de détecter facilement la présence de flux sur une page web et en était devenu le symbole disparut à l’occasion d’une réorganisation de l’interface du logiciel.
En 2013 disparaissait l’agrégateur Google Reader, liquidé par Google qui voulait imposer son réseau Google + comme porte d’entrée du Web. Beaucoup pensèrent que l’abandon de l’agrégateur le plus utilisé sonnerait le glas de cette technologie : on assista au contraire à l’éclosion d’annonces de nouveaux lecteurs: Digg, Feedly, The Old Reader, Inoreader – pour ne citer qu’eux, rivalisant afin d’attirer les usagers orphelins de Google Reader.

Si les agrégateurs n’ont pas disparus – loin de là, qu’en est-il des sources d’information, proposent-elles toujours ces flux ? Nombre de sites Internet ou blogs ne les proposent pas ou plus, mais pour qui veut bien les chercher, de nombreuses sources spécialisées disposant de flux RSS/ATOM existent :
– Des sites de médias permettent de suivre la publication de nouveaux articles à l’aide de flux (par exemple Le Monde, Le Parisien, Telerama).
– Pour les scientifiques, des sources en accès libre (citons Hal, les revues disponibles sur www.revues.org) ou encore les bases de données scientifiques (Science Direct, Pubmed).
– Si les réseaux sociaux ne proposent généralement pas de flux RSS/ATOM permettant de les suivre directement, préférant attirer les internautes vers leur système fermé, quelques «sites passerelles» fabriquent des flux RSS/ATOM afin de suivre les principaux réseaux sociaux (les services https://queryfeed.net/ ou Inoreader)

Faisons abstraction de l’interactivité que permet la participation aux réseaux sociaux : veiller grâce aux flux présente des avantages en matière de suivi des informations, moyennant l’utilisation d’outils performants (comme Inoreader, RSSOWL) je peux classer, filtrer, rediriger l’information librement.
Le bénéfice majeur de la veille informationnelle à l’aide des flux RSS/ATOM est à mon sens la maîtrise du journal de lecture quand les compagnies propriétaires des réseaux Google Plus, Facebook, Twitter contrôlent ce qui circule sur mon compte et peuvent modifier à leur guise l’algorithme qui prévaut au classement et à la visibilité des informations, avec le risque de favoriser des publications populaires plutôt que des informations rares ou spécifiques. Certes, des outils permettent de filtrer l’information reçue sur les comptes de réseaux sociaux (Hootsuite, Tweetdeck) cependant leur possibilité de personnaliser la réception de l’information est moins performante que celle offerte par les standards RSS ou ATOM.

RSS ou ATOM ne sont absolument pas morts, ce qui a disparu, c’est l’espoir qu’ils deviennent dominants dans nos usages courants et visibles de réception de l’information. De technologies qui gagnaient en popularité au milieu des années 2000, elles ont perdu en visibilité auprès du grand public internaute, surtout face aux réseaux sociaux qui permettent de s’informer et de communiquer facilement; fortement liée aux sources sur le web, l’utilisation de ces flux est affectée par la mutation du Web en Web social : les personnes deviennent des sources, plus difficiles à suivre avec les agrégateurs de flux qu’avec un compte de réseau social qui facilite la communication.
L’utilisation des flux RSS ou ATOM dans les pratiques informationnelles demeure pourtant un moyen important et de grande qualité pour ceux, documentalistes, veilleurs, journalistes, scientifiques qui souhaitent construire un système informationnel optimal et personnalisé sur le Web, et ne pas dépendre des seuls choix de visibilité imposés par les compagnies propriétaires des réseaux. sociaux.

Sep 042015
 

Résumé : un petit outil ajouté au navigateur va permettre de gagner du temps à chaque opération de copier/coller, en copiant automatiquement dans le presse-papier ce qui est sélectionné dans la page web…les quelques secondes de temps gagnées à chaque opération de copier/coller vous paraîtront précieuses.

Sur des sujets professionnels ou de loisirs, nous sommes nombreux à choisir de nous documenter sur le web, et pour conserver, communiquer à autrui des passages importants, la procédure du copier/coller de texte est courante.

Cela se passe en trois étapes :

  • 1/ sélectionner le texte
  • 2/ copier la sélection
  • 3/ coller la sélection dans un document, texte ou mail.

Nous allons pouvoir nous passer de l’étape 2.

En effet, un petit outil ajouté au navigateur va permettre de gagner du temps à chaque opération de copier/coller, en copiant automatiquement dans le presse-papier ce qui est sélectionné dans la page web

Cet outil simple qui fait le travail et se laisse oublier, sans fonctionnalités superflues s’appelle Copy On Select. Il est disponible sur le catalogue des extensions Firefox (son équivalent sur Chrome, Auto-copy, est décrit plus bas) à l’adresse :

https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/copy-on-select/?src=api

Il s’installe comme toutes les extensions Firefox, cliquez sur « Add to Firefox », accepter l’installation, puis redémarrer

extension copier

 

Après l’installation, plus besoin de copier par le menu du navigateur ou par le raccourci-clavier Ctrl+C (ou Cmd+C sur Mac) la copie est automatique après la sélection.

Il faudra bien sûr, si c’est pour un travail d’étude, penser à retenir en plus l’adresse web de provenance, et l’auteur, Et peut-être recourir à des utilitaires plus puissants, comme Scrapbook pour Firefox, un utilitaire de capture qui sera capable de retenir automatiquement l’adresse d’origine (voir cette vidéo) ou, si vous êtes étudiant, Zotero qui gère les références bibliographiques (voir cette vidéo)

Copy-on-select est l’extension du navigateur que j’utilise le plus, justement parce qu’elle est simple et se laisse oublier, tout en permettant de gagner du temps précieux lors d’opérations courantes et répétitives.

Et sur Chrome : l’extension Auto-copy.

Si vous êtes un adepte du navigateur Chrome, l’extension Auto-copy propose exactement le même service. Elle est disponible à cette adresse :

https://chrome.google.com/webstore/detail/auto-copy/bijpdibkloghppkbmhcklkogpjaenfkg

Après l’installation sur le navigateur (en un clic, sans redémarrage) Auto-copy sera utilisé de la même manière que Copy on Select.

Cependant, pour qui le souhaite, après avoir activé des options supplémentaires de l’extension, un menu contextuel s’affichera à chaque sélection de texte et permettra de copier/coller l’adresse d’origine avec le texte.

Parmi les multiples extensions disponibles pour le navigateur, celles-ci me paraissent particulièrement utiles, et les quelques secondes de temps gagnées à chaque opération de copier/coller vous paraîtront précieuses.

Juil 092015
 

Note : je vous propose des cours particuliers à distance sûrs et efficaces pour maîtriser Scrivener, voir cette page.

Présentation :
Scrivener est un traitement de texte conçu spécialement pour les auteurs, il permet de structurer aisément l’écrit, il gère la documentation et les différentes notes liées au travail d’écriture. Après la rédaction, la mise en forme et la sortie finale se feront lors de la compilation. L’outil permettra de réaliser un ebook (pdf, Kindle) ou un document destiné à un éditeur.
Pour en savoir plus au sujet de Scrivener, voir : http://www.francoismagnan.info/?p=255

Objectifs :
Ce stage vise à faire acquérir les connaissances suffisantes sur Scrivener afin de mener un projet d’écriture : savoir utiliser les fonctionnalités de rédaction, structuration, gestion de la documentation, des écrits et des notes de travail, mise en forme et production du document final.

Programme :
1/ Présentation de Scrivener : comprendre les usages de Scrivener, possibilités, limites ;
2/ Création du premier « projet » : choisir un modèle de conception, découvrir le système de fichier, l’interface du logiciel ;
3/ Les fonctionnalités qui facilitent l’écriture, la visualisation, la décision :
– Classer, gérer les écrits et la documentation
– Le mode éditeur pour écrire, comparer
– Le mode panneau de liège / corkboard pour une vision synoptique
– Le mode plan / outliner pour une gestion avancée du plan
4/ Les fonctionnalités qui facilitent le classement, la gestion des écrits et de la documentation :
– Les métadonnées
– La recherche d’information
5/ La compilation : sortie finale
– Sélectionner les items qui figureront dans l’œuvre finale
– Principaux réglages pour la mise en forme de l’écrit
– Principaux formats de sortie : pour ebook, pour traitement de texte, etc

Méthode pédagogique :
Démonstrations, nombreux exercices d’application.

Prérequis :
Pratique courante de l’outil informatique et du traitement de texte.

Modalités :
Durée : 14 heures, sur deux jours. Horaires : de 9 heures à 17 heures.
Coût : 420 euros.
Note :  Ce stage est « conventionné » par l’AFDAS, OPCA/OPACIF pour les auteurs professionnels : cela veut dire que, sous condition d’acceptation par l’AFDAS, les frais de participation sont pris en charge, il vous est aussi possible de demander à ce que vos frais de déplacement et d’hébergement soient remboursés.
Le stage est annoncé sur le site de l’AFDAS sur cette page.
Il est préférable de venir avec son ordinateur portable, cependant un ordinateur pourra vous être prêté le temps de la formation.
Renseignements, inscriptions : francoismagnan@gmail.com ou 0604497970.

François MAGNAN – Formateur Consultant

http://www.francoismagnan.info – 0604497970 – francoismagnan@gmail.com
SIRET 534 304 423 00013
Numéro de déclaration d’activité- organisme de formation : 73 31 07327 31