avr 292014
 

Formateur consultant j’apporte des solutions pour maîtriser l’information en ligne, de la recherche à l’écriture.
Domaines d’interventions : mener un projets d’écriture avec Scrivener, veille curation et recherche, Mind mapping avec Xmind,  gérer et diffuser les bibliographies avec Zotero, Mendeley ou Endnote, communiquer et veiller avec le réseau social Twitter (voir : formations et conseils)
J’interviens auprès d’un public de professionnels de l’information ou de la communication, chercheurs, journalistes, directement en entreprise, ou dans des organismes de formation : Unités de Formation à l’Information Scientifique et Techniques (URFIST) Association Professionnelle des Documentalistes (ADBS) Master Ingénierie du Document Électronique (Toulouse Le Mirail) etc. (voir  : références et contact)

mar 252015
 

Vidéo en complément de  l’article :

https://youtu.be/-4Bx3D6w9a4

Complémentaire de ce billet de blog, cette vidéo comporte des démonstrations :

http://youtu.be/qmRuTJ6BIOA

Qu’est-ce que le mind mapping ? Quelles en sont les règles essentielles ?

 La méthode du mind mapping a été élaborée par le psychologue Tony Buzan durant les années 70. Les cartes produites sont aussi appelées « cartes mentales » ou « cartes heuristiques ». Le mot « heuristique » vient du grec ancien et signifie « l’art de trouver ».

Ecrites et dessinées, ces cartes permettent de représenter l’information sous une forme visuelle, ce qui permet d’accéder à une forme de pensée mobilisant et stimulant la créativité comme la rationalité.

La carte est faite de dessins et de mots-clefs, son thème principal est placé au centre, de là irradient les idées principales puis secondaires.

 


Aujourd’hui les cartes dessinées côtoient celles réalisées avec des logiciels de mind mapping et cette méthode destinée à l’origine à stimuler l’apprentissage et la mémoire connaît de multiples applications en entreprise comme la planification, la gestion de projet, etc.

Le mind mapping, un outil pour l’écriture

Le mind mapping est une forme d’écriture différente de l’écriture linéaire, couramment pratiquée, y compris sur ce blog.

Souvent opposées, ces deux formes peuvent pourtant être complémentaires, les cartes mentales peuvent ainsi servir à l’écriture d’un texte, pour plusieurs raisons :

- Les mots écrits sur une carte mentale sont choisis librement. Cela peut aider à déshiniber ceux qui souffrent de l’angoisse de la page blanche.

- La carte mentale avec ses différents niveaux de branches est une arborescence qui peut aider à concevoir la structure d’un texte.

- Vous ne subirez plus les contraintes des pages au format A4 : la carte mentale peut rassembler en un même espace de très nombreuses données.

- En version informatique, la carte peut servir à capitaliser les ressources documentaires, notamment lorsqu’elles sont en ligne ou conservées comme fichier sur le poste : elles seront facilement joignable par un lien hypertexte. 

 

Comment le mind mapping peut-il servir dans un travail d’écriture ?

Trois phases du travail peuvent être distinguées :

- La phase heuristique : la carte sert à trouver les idées et les mots

- La préparation de l’export : il s’agit de donner à la carte une forme plus proche de ce qui sera attendu dans un texte linéaire

- L’export du texte vers le logiciel de traitement de texte

 

La phase heuristique

Au cours de cette phase dite heuristique le but est de trouver des idées.

Nous allons organiser les concepts, les démonstrations, les exemples jusqu’au niveau du plan détaillé, en pratiquant une écriture libre mais structurée par les possibilités des cartes.

 Supposons que je construise une carte… sur les cartes mentales. Après avoir posé le sujet au centre, je peux écrire les idées qui me viennent à l’esprit sur les branches de premier niveau.

 


Afin de mieux trouver des idées, j’utilise la méthode : QQQOCP Qui Quoi Quand Où Comment Pourquoi.

 


Plus tard, les questions disparaîtront au profit d’un autre plan.

 

Dans un premier temps, ne vous souciez ni de l’ordre des idées, ni du niveau de détail : si l’inspiration vous vient au sujet d’une idée, profitez en pour l’approfondir, il sera toujours temps de compléter les autres branches lorsque vous serez plus inspiré. L’important est d’avancer dans le travail d’écriture, et de profiter des possibilités offertes par la carte

 


Il est probable que vous travailliez avec un certain nombre de ressources documentaires : il serait profitable de les joindre à la carte surtout s’il s’agit de documents en ligne ou sous forme de fichiers informatiques. Pour cela, sur une branche intitulée : « ressources » placez des mots-clefs repères qui permettent d’identifier le document : titre, auteur, mots-clefs principaux et insérez les liens hypertextes vers les dits documents.

 


Pour l’instant, nous nous sommes servis d’éléments rudimentaires les branches et les mots-clefs. Or, ce mode de représentation offre de nombreuses possibilités visuelles permettant de mettre en valeur l’information» : il peut s’agir d’icônes, de formes, couleurs ou images qui aideront à faire émerger des nouvelles idées.

- Ainsi, sur l’image plus haut, la relation entre Tony Buzan et le logiciel de mindmapping qu’il cautionne, Imindmap, est soulignée par une flèche.

- Le passage clef qui explique les bases de la construction d’une carte est mis en relief et distingué des autres, du fait de son importance, par une forme de nuage.

Ces enrichissements font émerger du sens avec une économie de signes : une flèche, une forme, suffisent et pourront faire émerger de nouvelles idées inspiratrices.

 

La préparation de l’export

Pour passer d’une carte mentale à un texte organisé de façon linéaire, il suffit de faire une manoeuvre d’exportation, cependant il conviendra auparavant de faire quelques transformations sur la carte.

N’hésitez pas à faire une copie de votre carte avant : cela vous permettra de garder la trace d’informations qu’il est délicat de faire passer sous forme textuelle comme les icônes, les connexions entre les idées sous forme de flèche, ou encore les formes qui entourent des idées.

 

Voici des conseils qui vous permettront de remanier la carte de façon à la transformer en texte :

- Votre carte mentale comporte certainement nombre de mots-clefs résumant votre pensée, selon les recommandations de Tony Buzan. Il faut les transformer en phrases.

- La pratique des cartes mentales amène à associer librement les idées. Veillez à ce qu’elles soient groupées de façon logique.

- Ordonnez les idées. Les logiciels de Mind Mapping suivent en général l’ordre des aiguille d’une montre : placez en haut à droite la branche qui deviendra la première ligne de votre texte après l’export.

- Sans doute faudra t’il aussi « ramasser » la forme : si une carte peut avoir la profondeur que l’on souhaite, un texte, surtout s’il est court aura rarement plus de trois niveaux de titres.

- Traduisez en mots les signes visuels (les relations, les mises en valeurs, les icônes) que vous jugez importants.

 

Exporter le plan structuré vers un traitement de texte

A ce stade, vous avez remanié votre carte afin qu’elle soit plus proche d’un texte écrit. Afin d’en transférer le contenu vers un traitement de texte, nous allons nous servir des fonctions d’exportation du logiciel de mindmapping. Chaque logiciel étant différent, seuls les logiciels gratuits Freemind et Freeplane, ainsi que XMind pour sa version gratuite seront abordés.

 

Depuis le logiciel Xmind (version gratuite)

- Soit copier l’ensemble des branches de la carte, et collez sur un document ouvert dans le traitement de texte

- Soit choisir le format d’exportation html : ouvrir le document html créé dans le navigateur, sélectionner le texte et le coller dans le traitement de texte.

 

Depuis le logiciel Freemind :

- Soit copier l’ensemble des branches de la carte, et collez sur un document ouvert dans le traitement de texte

- Soit, par le menu Fichier puis Exporter, choisir le format Document Open Office Writer : l’export se fera vers un format bureautique exploitable directement avec le traitement de texte Open Office, cependant le logiciel Word pourra aussi ouvrir le document.

 

Depuis le logiciel Freeplane

Les deux procédures mentionnées plus haut pour le logiciel Freemind sont valables pour Freeplane.

Malgré son titre étrange, l’option disponible depuis le menu Fichier puis Exporter, « Microsoft Excel 2003 et au delà (format xml) (.xml .doc) » permet d’obtenir un document Word où les différents niveaux de titres seront hiérarchisés.

L’option d’exportation : « Txt » permettra d’obtenir un fichier au format txt (texte brut) où la hiérarchisation des titres sera présente grâce à une numérotation

 

Si au lieu de Word vous vous servez du logiciel de traitement de texte pour les auteurs Scrivener, il sera aisé d’exporter une carte mentale Freeplane ou Freemind et de la retrouver structurée dans Scrivener.

- Avec Freemind : Scrivener pourra importer une carte faite avec Freemind.

- Avec Freeplane : choisir d’exporter au format OPML, puis l’importer dans Scrivener.